Définition et fonctionnement du placement pierre papier dit SCPI en France (1)

Le placement immobilier est un moyen d’investissement très prisé à l’heure actuelle, en dépit du contexte socio-économique et sanitaire. D’autant plus que l’investissement immobilier permet de se constituer un patrimoine avec ou sans crédit. Aussi, pour vous aider à choisir la meilleure option d’épargne, découvrez la définition et atouts du placement immobilier en SCPI.

Définition des SCPI

SCPI signifie Société Civile de Placement Immobilier. Cet acronyme consiste en une structure juridique réglementée et ouverte à tous les investisseurs souhaitant intégrer le secteur immobilier. Les parts de cette structure sont désignées parfois comme Pierre Papier. Cela résulte du fait que dans ce type de placement, l’entrepreneur investit dans l’immobilier via un intermédiaire, et en passant par une société de gestion.

Le fait d’investir dans ce type de placement conduit à passer par un véhicule juridique géré par une société de gestion. Cette dernière utilise les fonds déposés par les investisseurs dans des biens immobiliers. Ensuite, elle déduit les frais de gestion du parc immobilier, incluant gestion, taxe, assurance et rénovation avant de redistribuer les loyers aux investisseurs en fonction de leurs parts. En l’occurrence, intégrer ce placement n’équivaut pas à un investissement direct dans l’immobilier, mais signifie investir dans une société évoluant dans l’immobilier.

Les atouts

Placer sa confiance dans une société qui fonctionne sur le principe de la gestion collective immobilière en faveur des tiers permet de bénéficier de nombreux avantages. Effectivement, cette société collecte des capitaux via des associés qui sont en même temps des épargnants, et elle investit ensuite les sommes recueillies dans des actifs immobiliers. En premier lieu, ces investisseurs tiers gagnent des revenus réguliers grâce à leurs investissements, et ce, en proportion à leurs actions.

Une délégation de gestion

L’investisseur bénéficie d’une sérénité totale concernant la gestion de ses actions. Effectivement, cela relève de la responsabilité de la société spécialisée et agréée par l’Autorité des Marchés Financiers.

En tant que professionnel, elle assume complètement la gestion immobilière, incluant la détermination de la stratégie d’investissement, le choix des actifs immobiliers à acquérir ou à vendre, et en même temps, pilote les travaux, sélectionne les locataires.

La société se charge aussi du recouvrement des loyers et du traitement fiscal, tout en s’occupant de s’assurer des versements des revenus locatifs à ses investisseurs.

La mutualisation des risques

En mettant sa confiance dans une société civile de placement immobilier, l’investisseur bénéficie d’une compensation certaine en cas de défaillance ou problème intervenant sur un des biens gérés par cette dernière. Effectivement, si une vacance de location, un impayé de loyer ou autre sinistre survient, ces manques seront dilués par les revenus émanant des autres biens.

L’investissement immobilier multiple accessible

Un particulier investissant dans la location d’un bien immobilier est limité au secteur de l’habitation à cause de ses ressources limitées.

En revanche, l’investissement dans une SCPI confère le droit d’accéder aux différents marchés immobiliers dans lesquels elle intervient.

Cela peut être aussi bien : des bureaux, des commerces divers (boutiques, magasins ou centres commerciaux), des entrepôts ou encore des locaux d’activités et logements.

Un calibrage possible à tout moment

L’épargne via une société de placement permet de réaliser un investissement immobilier à la hauteur de ses limites de financement. Aussi, l’investisseur peut déterminer son apport personnel par différents moyens, entre autres un emprunt immobilier. Sa capacité de financement peut être inférieure à celui de l’acheteur d’un bien immobilier en direct, mais il peut acquérir un bien petit à petit.

Le fonctionnement

La Société Civile de Placement Immobilier est régie par des lois relevant du code civil, monétaire et financier. En même temps, elle est soumise à la règlementation de l’AMF, ainsi qu’aux injonctions et sanctions administratives de cette dernière, chargée de protéger les investisseurs.

L’AMF délivre un visa pour chaque société de manière à pouvoir contrôler les documents destinés à l’information du public au sujet de son investissement. A la création, la société doit être agréée par cette entité, qui constitue une autorité régulatrice chargée de veiller à ce que les opérations effectuées sur les investissements soient régulières. Au même titre, elle est chargée d’assurer le respect des obligations professionnelles de ces sociétés.

D’un autre côté, l’Assemblée générale des associés est aussi un organe qui a tout pouvoir sur la société. Elle a tout à fait le droit de désigner la société de gestion, et de la révoquer au besoin. Elle élit les membres composant le Conseil de surveillance et désigne les commissaires aux comptes, ainsi que l’expert immobilier. En même temps, elle est chargée de définir le montant des bénéfices à distribuer, voter les décisions, et fixer le plafond d’emprunt de la société. Enfin, elle est l’organe chargé de la modification des statuts de la société, ainsi que de l’approbation des conventions liant la société à la société de gestion.

Le conseil de surveillance, composé d’au moins 7 associés assiste la société de gestion sans s’impliquer dans la gestion proprement dite. Il effectue les vérifications et contrôles nécessaires à tout moment et émet ses avis sur les projets de résolutions proposés par la société de gestion aux associés.

Le Commissaire aux comptes, désigné par l’Assemblée générale est celui qui certifie annuellement les comptes, les opérations de l’exercice et du résultat.

Enfin, l’évaluateur immobilier détermine les valeurs du patrimoine, incluant la valeur de réalisation et celle de la reconstitution à la fin de chaque exercice.