L’évolution de l’immobilier d’entreprise en début d’année reste très modeste par rapport aux tendances des deux années précédentes (2015 et 2016). Avec un volume s’établissant à 6,8 milliards d’euros, l’année démarre avec hésitation en raison notamment de l’effet conjugué de la régression des grosses transactions et celle des rendements « prime ». Les investissements ont ainsi reculé de -27% sur une année glissante.

Mais alors qu’on escomptait au départ un volume annuel de 30 milliards d’euros, les prévisions pour le 2ème semestre sont en faveur d’une augmentation des apports pour finalement atteindre un montant de 25 milliards d’euros sur l’année. Certes, inférieures à ce que l’on espérait mais se situent tout de même à un bon niveau.

Les investisseurs ont accru leur position sur des marchés de petite taille

Le 1er semestre marque la baisse d’attractivité de l’immobilier d’entreprise en raison d’une nette diminution des investissements. Avec un total de volumes investis s’élevant à 6,8 milliards d’euros, les prévisions pour l’année 2017 sont bien loin des 25 milliards d’euros attendus. Et ce, principalement à cause de la baisse des transactions sur de gros volumes. Les investisseurs n’avaient prétendument d’attention que pour les parcs de petite taille. Ces derniers qui s’accaparent au détriment des grandes transactions une très grande proportion des sommes placées. Rappelons qu’au cours des 6 premiers mois, les contrats supérieurs à 100 millions d’euros ne représentaient que 40% du volume global si un an auparavant ils étaient à 60%. Ces contrats à préciser également sont détenus majoritairement par des détenteurs de fonds locaux (64,2% au 1er semestre 2017).

De leur côté, les SCPI et les OPCI grand public suscitent un engouement croissant chez les épargnants institutionnels. Ces véhicules de placement très rémunérateurs ont déchaîné les records avec des niveaux de collecte et de capitalisation jamais réalisés. Il va sans dire que leur efficacité et leurs performances sont d’une contribution majeure pour l’immobilier d’entreprise en général mais cela n’a pas autant suffi à combler le retard en ce qui concerne les volumes d’investissements.

Quant au taux de rendement prime, la compression constatée dans le secteur parisien hors QCA et la Première Couronne n’a pas été sans conséquence (bien que légère) sur le bilan du semestre précédent malgré la stabilité dans le QCA (3,15%) et le Croissant Ouest (3,65%).

Le second trimestre reprendra des couleurs

Néanmoins, le marché de l’immobilier professionnel devrait regagner en force sur les derniers mois restants. La reprise des investissements au 2ème trimestre devrait être annoncée par un retour progressif des « méga deals » et des investisseurs étrangers. D’autre part, les acteurs dans le secteur comptent poursuivre les programmes entamés en 2015, cette année qui se souvient-on a marqué le plus grand succès de l’immobilier d’entreprise.

On rapporte également que sur le plan économique et au niveau du marché locatif, les anticipations restent très bonnes. On s’attend même à une hausse prochaine des loyers. Et pour le plus grand bonheur des investisseurs, cette initiative ne se cantonnerait pas à l’année 2017. On a pu d’ailleurs relever l’une des conséquences tangibles de cette relance avec l’appréciation des rendements de ces dernières années, le taux « prime » y compris.